Négocier la garder de ses petits-enfants
Portrait

Garde des petits-enfants : trouver la juste dose

15 juillet 2022
Garder ses petits-enfants, c'est avant tout un plaisir. Pourtant, mieux vaut en négocier la fréquence pour que cela reste un vrai bonheur pour tous.

Pour la majorité des grands-parents, garder ses petits-enfants c’est du plaisir, être utiles et rester dans le coup (1) ! Des bénéfices qui méritent de se rendre disponibles… mais pas tout le temps ! Marie et Michel, grands-parents de quatre petites filles, ont su trouver le bon équilibre pour ne pas lâcher leurs activités.

 

C’est vrai, les grands-parents ont plus de temps libre que les parents, mais ils ne sont pas forcément plus disponibles ! 80% d’entre eux estiment que leurs enfants tiennent compte de leurs disponibilités avant de leur confier les petits-enfants (contre 91% des parents qui le pensent !), mais 36 % regrettent d’être considérés comme toujours disponibles, alors qu’ils revendiquent le droit à disposer de leur emploi du temps(1) . Marie, 69 ans, et Michel, 75 ans, habitent entre Nantes et Rennes, à 70 km de leurs trois plus jeunes petites-filles (3, 5 et 7 ans). Bricoleurs et créatifs, ils se sont pris de passion pour la fabrication de bijoux et d’accessoires en cuir. « En été, nous participons au moins à un marché artisanal par semaine. Nous passons aussi du temps au jardin, à nous occuper des poules, à voir des amis ! On sait aussi ne rien faire et s’organiser des petits week-ends ! »

Pour garder leur liberté et leurs activités, ils ont fixé eux-mêmes le rythme de garde de leurs petites-filles : une semaine pendant les petites vacances scolaires et deux semaines l’été.

Bazar et bons moments

« On aime recevoir nos petites-filles, ensemble. Ça renforce le lien familial et puis c’est autre chose de les voir sans les parents, tout en leur offrant un peu de temps libre ! » se réjouit Marie, jamais à court d’idées pour les occuper. Ici, comme chez elles, ni téléviseur ni écran, mais beaucoup de jeux et un grand jardin, avec cabane faite par Michel, bac à sable et balançoire. « Avec Grand-ma, elles aiment voir les poules, jouer, lire, dessiner, explique Marie, ancienne assistante maternelle.  Quand elles se lassent, elles vont bricoler dans l’atelier ou dans le jardin avec Grand-pa ». L’été, le programme s’enrichit encore de sorties accrobranches ou poney. « C’est fatigant et la maison est en bazar, c’est aussi pour ça qu’on préfère les garder en même temps. Après, on récupère ! » sourie la mamie gâteau. Situés à une heure de route de deux de leurs fils, il leur arrive aussi de se déplacer en semaine pour dépanner les parents en déplacement professionnel ou garder une petite malade.

Habitué à prendre ses vacances en juin et septembre, hors vacances scolaires, le couple n’a guère d’exigence pour les dates de garde de leurs petites-filles, pour permettre aux parents de s’accorder avec les autres grands-parents. Quand elles auront gagné encore un peu d’autonomie, ils espèrent les emmener en vacances, pour vivre encore d’autres aventures. « Ces bons moments partagés permettent d’entretenir le lien familial. Nous espérons que ça durera longtemps, et qu’en grandissant l’idée viendra d’elles ! » Quitte à bousculer un peu leurs habitudes pour ce précieux temps partagé !

51 % des grands-parents gardent leurs petits-enfants 8 heures par semaine et au moins 21 jours de vacances par an(1). 

 

(1)    Étude Notre Temps – École des Grands Parents Européens réalisée par Ifop en juillet 2021.
 

Une gestion
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