Le gluten, le pollen, les acariens, les moisissures… Les allergies sont multiples et ne se déclenchent pas toujours au plus jeune âge. Ainsi, une exposition répétée à un composant (par exemple, à la poussière de bois) peut augmenter le risque de développer une sensibilité allergique, même s’il n’y a pas eu de réaction avant. Ce phénomène est connu sous le nom de sensibilisation cutanée ou de dermatite de contact allergique.
Des composants irritants
Du côté de l’assiette, il n’est pas rare d’avoir consommé du pain, des kiwis ou des fruits de mer toute sa vie sans problème, puis soudainement déclencher une réaction. En cause : les défenses immunitaires qui deviennent parfois moins efficaces avec l’âge et peuvent se mettre à attaquer des protéines inoffensives qu’elles acceptaient auparavant.
Quant aux produits courants, leur composition peut avoir été modifiée par les industriels et avoir un effet chez certaines personnes. On peut citer par exemple la colophane, substance hautement allergisante, que l’on retrouve dans la colle des pansements, ou la méthylisothiazolinone, un conservateur présent dans les gels douche qui multiplie les cas d’eczéma de contact.
Allergies aux pollens
Les allergies aux pollens ont beaucoup progressé ces dernières années. En cause : la pollution de l’air et le dérèglement climatique. La hausse des températures entraîne notamment une floraison et une pollinisation précoces ainsi qu’un allongement des saisons. Et certaines espèces végétales s’étendent sur le territoire, comme l’ambroisie qui augmente drastiquement les cas d’allergies à cause de son fort taux de pollen. On estime qu’un Français sur trois serait allergique aux pollens.
Pollution intérieure
La menace peut aussi venir de l'intérieur. Les études montrent que les séniors passent plus de temps chez eux que la moyenne française, et s’exposent davantage à la pollution de l’air domestique : acariens, poils d'animaux et, surtout, les Composés organiques volatils (COV) présents dans la peinture, la colle, les produits ménagers, les désodorisants, les parfums d’intérieur… Ils irritent les muqueuses et ouvrent la porte aux allergènes. D’où l’importance d’aérer les pièces de son logement ou encore de choisir des produits ménagers moins polluants comme le vinaigre blanc ou le bicarbonate de soude.
Bien diagnostiquer
Quelle que soit l’allergie, les spécialistes recommandent avant tout d’être attentif aux premiers signes qui peuvent être parfois confondus avec un simple rhume : gorge qui gratte, nez qui coule, yeux rouges et qui larmoient… En cas de doute, parlez-en à votre médecin traitant qui vous orientera vers un allergologue. Le diagnostic, souvent réalisé par de petits tests cutanés simples et indolores, est l'étape cruciale. Plus l'allergie est prise en charge tôt, plus on évite qu'elle ne dégénère en asthme ou en complications plus sévères. En parallèle, il existe des bonnes pratiques pour lutter contre les acariens, les pollens ou encore les COV. L’Assurance maladie les répertorie sur son site www.ameli.fr/assure/sante/themes/allergie/vivre-allergique.