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Pratique

Télémédecine : les consultations à distance en plein boom

14 octobre 2020

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Longtemps négligée, la télémédecine a le vent en poupe. Un atout non négligeable en période de crise sanitaire où la distanciation physique est de rigueur. Connexion.

Le boom de la télémédecine, un effet secondaire de la Covid-19? Près d’un million de téléconsultations ont été réalisées en France la semaine du 30 mars 2020, contre 10000 en début de mois. Ses valeurs ajoutées? Rapidité et accessibilité. Finis les délais interminables pour obtenir un rendez-vous et les salles d’attente pleines à craquer, vous pouvez désormais consulter depuis votre canapé!


Télémédecine, quésaco ?
Selon le Code de santé publique, cette «forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication» regroupe cinq actes diff érents: la téléconsultation (consultation à distance par vidéotransmission), la téléexpertise (lorsqu’un médecin sollicite l’avis d’experts), la téléassistance médicale (processus d’entraide entre professionnels de santé), la télésurveillance (surveillance de l’état de santé d’un patient) et la régulation médicale (établissement d’un premier diagnostic).

Objectifs : améliorer l’accès aux soins, lutter contre les déserts médicaux, offrir une prise en charge optimale aux patients, notamment âgés ou à mobilité réduite, sur leur lieu de vie, désengorger les hôpitaux et les cabinets, optimiser la coordination entre les professionnels de santé…


Quelle prise en charge ?
Ces deux dernières années ont marqué un tournant majeur pour la médecine à distance, longtemps considérée comme «déshumanisante». Depuis le 15 septembre 2018, l’Assurance maladie rembourse les actes de téléconsultation sous certaines conditions: avoir été orienté par le médecin traitant au préalable ou avoir consulté le professionnel de santé téléconsultant au cours des douze derniers mois.
Quelques exceptions, par exemple: en cas d’urgence ou de consultation avec un spécialiste en accès direct (gynécologue, ophtalmologue, psychiatre, etc.). Tout assuré et tout médecin quels que soient sa spécialité ou son lieu d’exercice peuvent recourir à la téléconsultation. À l’instar d’une visite classique, la version «vidéo» est facturée 25 euros pour un médecin généraliste en secteur 1. En général, 70 % sont pris en charge par l’Assurance maladie et les 30 % restants par les complémentaires santé. En cas de dépassement d’honoraires, le paiement peut s’eff ectuer en ligne, sur un site sécurisé, par virement bancaire ou par chèque.

Intéressé ? Il vous suffit de contacter votre médecin qui vous enverra un lien de connexion ou de créer un compte sur une application ou une plateforme dédiée telles que Doctolib, Qare ou encore MesDocteurs.

Une méthode complémentaire
Selon une récente étude réalisée par Opinion Way, 80 % des Français estiment que la téléconsultation a désormais toute sa place, en complément des consultations classiques. Et sa cote de popularité n’a vraisemblablement pas fini de grimper. Un tiers d’entre eux envisagent d’y avoir davantage recours à l’avenir, même après la pandémie.
Mais cette option ne se prête pas à toutes les pathologies. En cas de douleurs abdominales, à la poitrine ou de symptômes persistants, par exemple, un examen physique est essentiel. Idem pour certaines prescriptions comme les médicaments psychotropes.

Texte de Cassandre Rogeret

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