gares
Culture

Notre sélection des plus belles gares de France

27 juillet 2021
La France compte 29 000 km de voies ferrées et près de 3 000 gares, auxquelles chacun de nous est attaché.

Emblèmes de nos villes, les gares sont aussi le théâtre de retrouvailles ou de séparations, l’écrin de nos plus beaux souvenirs. La plupart d’entre elles sont même de véritables monuments historiques.

Limoges-Bénédictins, l’incontournable (1929)

Mêlant Art nouveau, arts décoratifs et néo-classicisme, la gare de Limoges regorge de bas-reliefs et de vitraux aux motifs végétaux. Sa coupole est soutenue par quatre piliers ornés chacun d’une sculpture allégorique monumentale. Ces cariatides représentent les provinces desservies par le train : Limousin, Bretagne, Gascogne et Touraine. À l’extérieur, le dôme est recouvert de plaques de cuivre et coiffé d’une verrière de 7 m de diamètre. Le campanile qui jouxte le bâtiment principal s’élance à 67 m de haut. Véritable décor de film, cette gare a tenu le premier rôle, en 2009 sous la direction de Jean-Pierre Jeunet, dans une publicité pour Chanel.

Épinay-sur-Seine, la châtelaine (1908)

Ce petit manoir au style architectural incomparable est situé en Seine-Saint-Denis. Juchée sur son promontoire, la gare francilienne voit passer chaque année près de 2 800 000 usagers du RER C. Cette gare, née avec l’essor des chemins de fer du XIXe siècle, s’est récemment recyclée en tiers lieu. Elle s’apprête à accueillir les Voies circulaires, une pépinière de 19 ateliers d’éco-artisanat, dédiés au réemploi et portés par la coopérative Pointcarré.

La Rochelle-Ville, la maritime (1922)

Cette gare monumentale est pourvue d’un campanile de 45 m de haut et flanquée de deux ailes en pierre blanche, dont la façade est ornée de gravures inspirées de la faune marine. Installées de part et d’autre du hall voyageurs, deux grandes mosaïques se font face. Celle de gauche met en scène une flotte de vieux gréements, tandis que celle de droite présente aux visiteurs les trois tours de La Rochelle. Les voies de chemin de fer sont couvertes d’une immense verrière reposant sur une structure en zinc entièrement rénovée entre 2005 et 2009.

Metz-Ville, la frontalière (1908)

Cette gare de 300 m de long, agencée autour d’une horloge hissée à 40 m de haut, a été construite par l’architecte berlinois Jürgen Kröger durant l’annexion allemande de la Moselle (1871-1918). Le bâtiment principal est édifié dans un style néo-roman-rhénan, tout comme le château d’eau voisin, qui servait à alimenter les locomotives à vapeur. Vitraux et bas reliefs à la gloire de la dynastie carolingienne et de l’empire de Guillaume II y côtoient une sculpture contemporaine érigée en hommage à Jean Moulin, dont le décès aurait été constaté en gare de Metz au cours de sa déportation, le 8 juillet 1943.

Lyon Saint-Exupéry, la futuriste (1994)

Bien sûr, on aurait pu vous parler de Marseille Saint-Charles et de sa volée de 104 marches tant redoutées des retardataires ou de la non moins dépaysante gare de Trouville-Deauville. Mais la cinquième gare de notre classement ne ressemble à aucune autre ! On la croirait sortie tout droit d’une œuvre de science-fiction, mais cet oiseau d’acier et de béton est le fruit de l’imagination d’un architecte espagnol nommé Santiago Calatrava Valls.

Rédactrice : Magali Migaud

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