Papot’âge, un appel pour rompre l’isolement des personnes âgées
Initiative

Papot’âge, un appel pour rompre l’isolement des personnes âgées

13 mai 2019

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« Papot’âge », c’est le nom du dispositif mis en place par la commune de Sens, dans l’Yonne, pour lutter contre l’isolement des personnes âgées.

Régulièrement, celles-ci reçoivent un coup de fil pour bavarder et s’assurer qu’elles vont bien.

Trop nombreuses sont les personnes âgées en proie avec la solitude. A Sens, le Centre communal d’action sociale (CCAS) a mis en place un dispositif téléphonique pour rompre cet isolement. Le principe est simple : les personnes âgées qui le souhaitent s’inscrivent auprès du CCAS et reçoivent régulièrement (chaque semaine, toutes les deux semaines, ou chaque mois), et à heure fixe, un coup de fil de l’équipe Papot’âge pour prendre de leurs nouvelles. Inspirée du service « Téléphon’âge » développé à Nancy, l’initiative a vu le jour fin 2014. Et le projet a vite trouvé son public. En 2015, on comptait déjà 1907 appels passés d’une durée moyenne de 8 mn ! Désormais, 73 personnes âgées bénéficient gratuitement de ces appels et l’équipe s’est étoffée de trois bénévoles retraitées qui ont rejoint Josiane Huet, la référente employée sur le projet.

Des appels qui font du bien

La plupart des bénéficiaires sont des femmes âgées de 80 à 90 ans qui ont peu de lien avec l’extérieur. « Ces appels leur font du bien. Elles ont le même interlocuteur au bout du fil. Ça crée une complicité. Nous les écoutons, les orientons vers les services adéquats si elles ont besoin d’une aide particulière. Nous détectons les baisses de moral », explique Josiane Huet. Chef comptable fraîchement retraitée, Dominique est devenue bénévole pour Papot’âge. « Je ne pensais pas avoir les compétences pour appeler. Mais petit à petit, on arrive à discuter. On parle des programmes télé, des magazines qu’elles lisent, de leur santé... Je retire beaucoup de plaisir de ces échanges et le sentiment d’être utile », note Dominique. Du côté des bénéficiaires, on applaudit le projet. « C’est formidable ! Ca m’a beaucoup aidé après la mort de mon mari. A 86 ans, je n’ai plus beaucoup d’amis. Ma famille est loin. Les gens n’osent plus se parler. Je ne m’ennuie pas, mais les discussions me manquent. Les papoteuses sont sensationnelles. Elles se dévouent pour nous enlever un peu de notre misère », déclare Denise. Elle n’a qu’un regret : ne pas pouvoir rencontrer les papoteuses pour mieux faire connaissance !
Ce type de service existe également à Brest, Trans-en-Provence… et recherche souvent des bénévoles. Renseignez-vous !

CCAS de Sens : 03 86 65 80 40

 

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