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Culture

D’où viennent nos superstitions ?

27 novembre 2019

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Toucher du bois, ne pas ouvrir un parapluie en intérieur… La culture française est riche en superstitions que l’on se transmet de génération en génération.

Mais d’où viennent-elles exactement ? Petit tour d’horizon pour percer les mystères de ces croyances.

Toucher du bois

On recommande de toucher du bois pour conjurer le mauvais sort. Cette superstition remonterait à l’Antiquité. Pour les Égyptiens, le bois dégageait un magnétisme favorable. Cela leur permettait aussi d’être protégés par Râ, le dieu du feu. Les Grecs, eux, estimaient que les arbres, notamment les grands, étaient sacrés car ils attiraient davantage la foudre de Zeus. Avec le temps, cette tradition s’est propagée et transmise à certaines religions. Ainsi, chez les chrétiens, au Moyen-Âge, c’est une forme de prière pour s’épargner un malheur, en référence à la croix en bois sur laquelle Jésus fut crucifié.

Éviter de passer sous une échelle

Il est déconseillé de passer sous une échelle sous peine qu’une série de malheurs s’abatte sur vous. Cette croyance tire son origine de la religion chrétienne. Posée contre un mur, l’échelle forme un triangle avec le sol. Pour les chrétiens, autrefois, passer au travers revenait à profaner la Sainte-Trinité. Par ailleurs, l’échelle rappelle aussi celle posée contre la croix du Christ. Et au Moyen-Âge, elle fait penser à l’échelle placée contre la potence pour pendre les condamnés.

Ne pas ouvrir un parapluie en intérieur

Là aussi, malheur à celui qui ouvre un parapluie dans un lieu clos. Cette superstition remonte au XVIIIe siècle, et à la création des premiers parapluies. Ceux-ci étaient souvent un peu brusques à l’ouverture et leur constitution fragile pouvait faire voler quelques éléments du mécanisme. En ouvrant un parapluie en intérieur, on pouvait facilement casser quelque chose ou blesser quelqu’un.

Le chat noir

Croiser un chat noir porterait malheur. Dans l’Égypte ancienne, alors que les chats étaient vénérés, les chats noirs portant la couleur de la mort, étaient quant à eux mal vus. Au Moyen-Âge, le chat noir est associé au diable, à la sorcellerie et à la magie noire. À l’heure où l’on faisait la chasse aux sorcières, les chats noirs ont aussi été pourchassés. Depuis, cette image est restée.

Le trèfle à quatre feuilles

Il est très rare de trouver un trèfle à quatre feuilles (il en existerait 1 sur 10 000) dans la nature et cela porterait donc bonheur. Pour les chrétiens, c’est Ève qui l’aurait ramené du Paradis. Chacune de ses feuilles représenterait l’espérance, la charité, la foi et la chance. Les druides celtes le considéraient comme une feuille sacrée et dans l’Empire romain, il permettait de sentir la présence des démons.

Vendredi 13

Alors que ce jour porte malheur à certain il est aussi un véritable porte-bonheur pour d’autres. Pour les Chrétiens, le vendredi est le jour de la mort du Christ et le chiffre 13 rappelle le nombre de convives lors de son dernier repas pris avec ses apôtres et le traitre Judas. Dans l’Antiquité, le 13 faisait peur car il venait rompre l’équilibre des 12 mois de l’année, des 12h de jour et des 12h de nuit… Pour d’autres, le vendredi fait référence à Vénus, déesse de l’amour, et est donc plutôt un jour favorable.

Briser un miroir, c’est 7 ans de malheur
Cette superstition remonte à l’Empire romain. Les Romains pensaient que les miroirs reflétaient leur apparence physique mais aussi leur âme. Ils craignaient donc d’abîmer leur âme en brisant le miroir. Les sept années correspondaient, pour eux, à un cycle de vie. Il fallait donc attendre sept ans pour que leur âme se régénère.

Rédacteur : Dorothée Blancheton

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