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Evasion

Bourgogne : Sur la route des Grands Crus

26 janvier 2021

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De bourgs opulents en domaines prestigieux, cette route mythique sillonne l’histoire de la Bourgogne et de ses Climats.

Un fil rouge haut en couleur pour se perdre (sobrement) dans les bras de Bacchus. Morceaux choisis.

Romanée-Conti, Pommard, Meursault, Chambertin… Sur 60 kilomètres, la route des Grands Crus court entre collines adoucies, villages et domaines mondialement reconnus. Elle commence à Dijon, capitale gastronomique, où l’on s’adonne aux premiers plaisirs gustatifs (truffe, pain d’épices, crème de cassis…) dans de magnifiques maisons à colombages, avant de visiter le palais des Ducs et des États.

Dès la sortie de la ville apparaissent les coteaux qui font la renommée du vignoble de Bourgogne : la côte de Nuits, suivie de la côte de Beaune. Il ne faudra pas louper Gevrey-Chambertin où débutent les « Champs-Élysées » de Bourgogne. Avec 26 premiers crus, le petit bourg ne s’est pas laissé enivrer par la célébrité, paisiblement lové autour de son église romane et de son château. Pour le panorama, il faut emprunter le sentier partant à l’assaut des Hautes Côtes, juste derrière les vignes. Il vaut le coup d’œil !

Un peu plus loin, le village de Vougeot est flatté du château le Clos de Vougeot. Berceau de la viticulture de la région, c’est ici que les moines de l’abbaye de Cîteaux élaboraient leur breuvage au XIIe siècle. Aujourd’hui, il est devenu un beau musée du vin et le siège de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin (ce récipient en métal servant de tasse à dégustation). On poursuit jusqu'à Vosne-Romanée, autant dire en terre sainte où règne la parcelle Romanée-Conti, le plus célèbre et le plus cher des crus bourguignons !

Le secret de ce nectar aux arômes d’églantine et de pétales de rose ? Ses Climats, ces morceaux de terre bénéficiant d’une exposition parfaite et que le travail des vignerons a su bonifier au cours des siècles. La Bourgogne en regorge : 1 247, qui forment une mosaïque de sols, tous inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

La capitale des vins

On reprend la route en direction de Beaune. Ceinturée de remparts, la ville doit son nom au Dieu du soleil « Belenos », guérisseur par l’eau. Un comble pour la capitale des vins depuis le XVIIIe siècle. L’Hôtel-Dieu, avec ses toits aux tuiles polychromes et sa grande salle des Pôvres, accueillit son premier malade en 1452. Viollet-le-Duc dit de ce bijou architectural qu’il « donnerait presque envie de tomber malade ».

Pommard se situe à trois kilomètres de là. Il faut s’engouffrer dans les caves voutées de son château, datant du XVIIIe siècle, pour s’émerveiller face aux 400 000 bouteilles de grands vins. Plus au Sud, Meursault, le royaume des grands vins blancs, incarne la douce France, avec ses maisons cossues, ses bonnes tables et la flèche de son église gothique. C’est dans son château que furent tournées certaines scènes de La Grande Vadrouille (1966).

La route des Grand Crus tire sa révérence à Santenay, cité attrayante, réputée pour son vin, mais aussi pour ses eaux thermales fortement salines. Et déjà, au loin, on voit poindre la route des Grands vins qui chemine à travers vignes sur près de 100 kilomètres. Mais ceci est une autre histoire à parcourir…

Les variantes  : Créée en 1937 par le conseil Général de la Côte-d’Or, la route des Grands Crus (entre Dijon et Santenay) est la plus ancienne route des vins de France. Quatre circuits bourguignons permettent de la prolonger : la route touristique des vignobles de l’Yonne (au nord-ouest), la route du Crémant (aux confins de l’Aube et de la Haute-Marne), la route des Grands vins (aux abords de Chalon-sur-Saône) et la route des vins du Mâconnais-Beaujolais.

Rédacteur : Christophe Polaszek

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