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Société

Culture générale : de nouveaux supports pour l’enrichir

13 janvier 2020

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Revues, applications, vidéos, podcasts, conférences en ligne… Il existe de nouvelles façons de piquer sa curiosité et conserver intact le plaisir d’apprendre.

« Avec le temps, va, tout s’en va… ». La chanson de Léo Ferré s’applique-t-elle à notre culture générale ? Pas tout à fait : s’il faut plus de temps pour mémoriser quelque chose à 60 ans qu’à 15 ans, on sait que la mémoire sémantique (qui engrange notre culture générale) reste intacte. À condition de varier les plaisirs, mais aussi les supports pour faire travailler toutes les zones du cerveau. Petit mémo.

S’abonner à un média

S’informer sur ce qu’il se passe autour de nous n’a jamais été aussi facile. En ligne ou papier, au choix, cela dépendra de votre budget.

- Courrier International, Le Monde, Le Figaro… il existe aussi d’autres journaux avec un abonnement moins cher comme Le 1 qui aborde chaque semaine un point d’actualité détaillé et analysé par des experts. Autre choix : Brief Me permet de recevoir par courriel le tri de l’actualité du jour (en français). Coût : 4,90 €/mois.

- Depuis 2013, la revue de culture générale Éléphant couvre tous les sujets (histoire, société, littérature…) avec une particularité : sa conception facilite la mémorisation – elle s’appuie notamment sur les travaux du laboratoire d’étude des mécanismes cognitifs de l’Université Lyon II. Quiz, mots croisés et « remue-méninges » sont proposés tout au long de la lecture pour tester vos connaissances. La revue de 160 pages est au prix de 16 €.

Des applications pour tester sa mémoire

Dans le bus, une salle d’attente, son canapé… Les applications sur smartphone ou tablette permettent d’entraîner sa mémoire en un claquement de doigts (ou de clic).

- Mémorable, l’application du journal Le Monde, propose tous les jours une leçon de 10 minutes avec une série de questions, de corrections personnalisées et d’extraits d’articles tirés de ses archives depuis 1944. Les thèmes s’adaptent à vos préférences et à vos besoins, favorisant ainsi l’assiduité. Vite addictive, l’application coûte de 8,50 € à 12 € par mois.

- Entièrement dédiée à la culture, Minitopo se base sur un format d’apprentissage innovant : la lecture d’histoires courtes rédigées sous la forme de conversations entre experts. Arts, sciences, gastronomie, voyages, cinéma… Une multitude de sujets sont disponibles vous permettant de vous initier progressivement à de nouvelles disciplines de manière ludique… et gratuite !

Les chaînes sur YouTube

Sur Internet, la plateforme YouTube fourmille de jeunes gens très sérieux et décomplexés qui ont pris le parti de vulgariser les sciences, l’intelligence artificielle, la biologie...

- Depuis 2014, les Nota Bene du vidéaste Benjamin Brillaud réussissent à présenter sous une forme divertissante des sujets captivants. Le procès des Templiers, la mythologie des Aztèques, le chemin des Dames, en passant par les morts absurdes des rois… Plus de 200 vidéos ont été réalisées sur sa chaîne YouTube Nota Bene qui compte un million d’abonnés.

- Ennuyeux les sciences ? Pas avec les vidéos de Bruce Benamran qui répond sur sa chaîne E-penser, à des interrogations existentielles, comme à celles plus terre à terre : « qu’est-ce que le Big Bang », « d’où vient le vent ? », « comment une pompe à essence s’arrête ? »… Avec un soin particulier à la pédagogie.

Les podcasts

Disponibles librement sur Internet, les podcasts sont des enregistrements numériques à écouter avec un lecteur MP3 ou un smartphone. Logique, les sites des radios en regorgent.

- Dans Au cœur de l’histoire, sur le site Europe 1, l’historien Fabrice d’Almeida relie les actualités du présent avec les faits du passé afin de dynamiser la mémoire. Chaque épisode dure une vingtaine de minutes. Parfait pour une petite promenade.

- Sur son site Choses à savoir, Louis-Guillaume Kan Lacas égrène les colles de culture générale (plus ou moins saugrenues) : « pourquoi y-a-t-il un point sur le i ? », « les bébés ont-ils un accent ? », « quelle est la différence entre un boulevard et une avenue ? ».

- Côté musique, dans Ces chansons qui font l'histoire, le journaliste Bertrand Dicale décortique des chansons populaires et explique pourquoi elles sont des reflets de l'histoire. Immersif, tout comme l’odeur des madeleines pour Proust, la musique fait rejaillir les souvenirs.

Se former à tout âge

Cours à la Sorbonne, université du temps libre… Pas besoin de partir très loin pour se cultiver. En particulier si vous habitez une grande ville. Et encore moins si vous avez Internet !

- Intelligence artificielle, aviculture, anglais pour tous, physique quantique… Voici quelques exemples des nombreuses formations en ligne ouvertes à tous. Sous forme de conférences vidéo et de QCM, ces MOOCs* durent généralement quatre semaines et demande environ deux heures de travail hebdomadaire. Pour y participer, inscrivez-vous gratuitement sur les sites www.my-mooc.com/fr ou www.fun-mooc.fr.

- Les conférences TED sont des puits de sciences. Le principe : un expert partage sur scène sa vision d’un sujet en un temps limité. Classées par thèmes sur le site www.ted.com, les conférences sont très souvent en anglais et presque toujours sous-titrées. De quoi apprendre aussi la langue de Shakespeare !

* Masse open online courses ou formations en ligne participantes.

 

Les jeux vidéo, pas assez sérieux ?

On peut apprendre en s’amusant. Même dans des domaines aussi sérieux que la culture et la santé. Tel est le défi des serious games, ces jeux vidéo très sérieux qui contiennent parfois des trésors d’informations sur l’histoire, la mythologie, la politique ou encore la géographie. Beaucoup proposent de résoudre des énigmes ou de concevoir des stratégies pour avancer dans l’intrigue. Et les méninges sont mis à rudes épreuves ! De nombreuses études ont d’ailleurs démontré les bénéfices des jeux vidéo sur la concentration ou la coordination dans l’espace, mais aussi les réflexes et la logique. Certains serious games sont spécialement développés avec de réels objectifs thérapeutiques (maladies neurodégénératives, risque de chutes…), et sont déployés dans les établissements de santé et maisons de retraite.

Rédacteur : Christophe Polaszel

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