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Tendances

L’acceptation : aller de l’avant sans se résigner pour autant

14 octobre 2020

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En profitant du confinement pour cuisiner, faire un grand ménage de printemps ou communiquer avec nos proches, nous avons mis en pratique l’acceptation au quotidien.

Et si on prolongeait l’expérience ?

Selon Christophe André, psychiatre et psychothérapeute,
auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation sur la psychologie comportementale et cognitive, «l’acceptation, c’est simplement la capacité à dire «oui» à ce que la vie nous envoie, aux bonnes choses, comme aux adversités qui nous dépassent.»

C’est comme ça 
Lorsque nous devons faire face à une situation qui nous affecte sans parvenir à trouver de solution immédiate pour y remédier, nous nous acharnons parfois et nous nous désespérons souvent, quitte à gaspiller notre énergie. Sans renoncer ni se soumettre, il faut pourtant savoir avaler une gorgée de fatalisme et apprendre à composer avec la réalité. Dire «oui» et cesser de lutter pour mieux affronter l’adversité le moment venu. Car, mettre l’acceptation en pratique, c’est avant tout prendre le temps de la réflexion pour ne plus se brûler les ailes à la première étincelle, et encore moins en cas d’incendie.

Béni-oui-oui, que nenni !
Pratiquer l’acceptation au quotidien, ce n’est pas baisser les bras face à une situation inconfortable ou désespérante, mais plutôt les ouvrir en grand pour accueillir ce qui vient. L’acceptation permet de ne pas céder à la tristesse, de ne pas subir un événement fâcheux ou douloureux et même de le surpasser, alors qu’il semble insurmontable sur le moment. Mais, pour y parvenir, il faut un peu d’entraînement : se forcer à lâcher prise quand on est contrarié, s’émerveiller devant ce qui est beau ou drôle pour moins remarquer ce qui ne l’est pas. Bref, prendre la vie du bon côté à la  moindre occasion.

Célébrer la collectivité ! 

Les habitants de la rue Jean-Jacques Rousseau à Nantes ont choisi de transcender leur confinement en faisant preuve de créativité. Dans un élan collectif, ils se sont accaparés l’espace urbain, qu’ils ont été contraints de déserter, en s’associant à distance pour recréer un lien social. Les guirlandes de fanions qu’ils ont fait cheminer d’une fenêtre à l’autre matérialisent leur acceptation de la situation. Mais cette installation leur a aussi permis de faire front ensemble, en attendant de pouvoir se retrouver.

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Texte de Magali Migaud

 

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